Sources, fontaines et bassins

Avant 1895, l'alimentation en eau du village de Saint Amadou se faisait grâce à deux puits. Cela obligeait les lavandières du village à de longs trajets pour le lavage du linge, qui se faisait le long des ruisseaux intermittents ou sur les berges de l'Hers situées à environ 1.5 km du centre. L'irrigation des prairies et l'abreuvage des bêtes d'élevage obligeaient à de nombreux portages

La population de cette fin de siècle, les besoins en eau de l'agriculture augmentant et la piètre qualité de l'eau, incitèrent à la réalisation d'un nouveau réseau de distribution.

 

Le bassin fontaine sur la place principale du village

 

      Fontaine sur la place pricipale    

La vasque : ornée de 3 têtes de lion, cette vasque est directement coulée en fonte. L’utilisation de ce matériau couteux démontre l’implication du pouvoir municipal dans l’hygiène et la santé de ses administrés.

Le Putto: angelot nu et ailé dans les représentations artistiques. C'est notamment un terme de l'ornementation architecturale italienne qui désigne sur une façade, la statue d'un nourrisson joufflu et moqueur. Il s'agit presque toujours d'un garçon et parfois d'un ange. Il est signé de la Société Des Hauts Fourneaux et Fonderies de Brousseval en Haute Marne.

Le bassin circulaire: servait principalement à l'abreuvage du bétail.

La fontaine: située à proximité immédiate des habitations, elle servait aux ménagères accompagnées de leurs enfants. Elle constituait un lieu de rencontres et d'échanges.

Commentaires issus des panneaux explicatifs

 

 

Le projet prend corps, et une source est captée à proximité du hameau de PY, sur un talus alluvial situé dans un bois. C'est la "source de l'avocat". Le propriétaire du terrain s'en servait pour irriguer les prairies environnantes.

 

Le lavoir couvert au centre du village (route de la Bastide de Lordat)

 

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Lavoirs et Lavandières

Les premiers lavoirs: ils apparurent au XVII ième siècle et se généralisèrent au XIX ième siècle. Ils avaient pour fonction de faciliter le travail des lavandières et valorisait l'image de la commune. Celui-ci fut conçu par Emile Sauret.

Lieux de femmes: les lavoirs étaient un lieu de rencontres et de convivialité entre lavandières. Elles y riaient, échangeaient des informations sur la vie du village, s'entraidaient et pouvaient parfois s'y disputer.

La lessive: les grands lavages (draps, torchons...) se faisaient en moyenne deux fois par an. Le linge était préparé à la maison et ensuite apporté au lavoir. L'apparition du savon de Marseille et des cristaux de soude est venu bousculer quelque peu cette organisation.

La fin des lavoirs: l'avènement de la machine à laver, dans les années 60, mit un terme progressif à l'utilisation des lavoirs. Apportant automatisme, confort et simplicité, elle sonna le glas de ce moment privilégié, complice et uniquement féminin.

Ce lavoir fut utilisé jusque dans les années 80. Quatre lessives pouvaient y être effectuées simultanément.Cet ouvrage pouvait accueillir une douzaine de personnes.

Commentaires issus des panneaux explicatifs

 

Les travaux, dirigés par un architecte de Foix, Emile Sauret, et réalisés par un entrepreneur local, Célestin Séguy, s'achèvent en 1899.

Le réseau ainsi réalisé se constitue d'une conduite principale en fonte, d'environ 2 km, qui alimente un réservoir. Ce réservoir alimente à son tour, une conduite secondaire qui ceinture le village. Elle est équipée de cinq points de distribution: au lieu dit le château (borne fontaine), sur la place du village (borne fontaine), aux angles sud-est (abreuvoir) et nord-est (borne fontaine) du village et enfin, un abreuvoir existant (robinet).

 

Le Réservoir

 

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Suite aux épidémies de typhoïde de cette fin XIX ième, la municipalité prit la décision de capter la source de "l'avocat" située à quelques hectomètres du hameau de Py. L'eau, amenée de ce captage, était stockée et redistribuée en différents points du village.

Ce réservoir fonctionna jusqu'en 1983, date à laquelle le village fut raccordé au réseau d'eau régional.

L'esthétisme républicain: l'architecte Emile Sauret fut mandaté pour construire ce réservoir. Il s'agit d'allier fonctionnalité et esthétisme... La frise, aux motifs cruciformes, anime les façades et souligne la petite porte.

Le toit: recouvert de terre, il sert de protection thermique. Il préserve la fraicheur de l'eau et évite le développement des bactéries.

L'emplacement: positionné à cet endroit, à la cote 280, il permet une alimentation avec une pression suffisante, des fontaines, bassins et lavoir du village, situés légèrement en contrebas.

Commentaires issus des panneaux explicatifs

 

De ces ouvrages subsistent un réservoir, une fontaine et son bassin, un lavoir couvert et deux abreuvoirs.

Cette réalisation a permis une amélioration des conditions de vie (lavage du linge, abreuvage des troupeaux...) mais également une distribution plus pérenne, plus qualitative et surtout plus accessible de l'eau.

Emile Sauret est à l'origine de plusieurs ouvrages de ce type dans la région et notamment dans les villages des Pujols et de la Bastide de Lordat.

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Jean-Pierre       

 

Commentaires (1)

Elisabeth09
  • 1. Elisabeth09 | 21/01/2020
MERCI !

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