Un peu de tout

Les orris de Toueno

Les orris, abris saisonniers des bergers, sont étagés et profitaient à diverses familles qui suivaient la fonte des neiges en quête d'herbe pour le bétail.

Les orris d'en bas vers 1600 m d'altitude sont de petits ensembles bien construits, complets et groupés.

Les orris d'en haut vers 2200 m d'altitude, forment de grands ensembles complets mais étirés et plus sommaires, car moins utilisés. Deux ou trois familles se répartissaient sur ces sites.

Les pelouses d'altitude sont des lieux de prédilection pour le pâturage des troupeaux. Elles se caractérisent par leur richesse en espèces végétales et leur valeur nutritive pour le bétail. Si, à première vue, chaque pelouse paraît être une prairie herbeuse uniforme, les botanistes peuvent identifier de nombreux faciès différents dans une même estive. Une bonne gestion pastorale maintient cette biodiversité.

 

Face à vous, l'orri de Toueno. Il est composé d'un groupe d'orris comme indiqué sur le plan:

  • L'orri constitue l'habitat du berger
  • Le mazuc: la cave à fromage
  • La soue: la niche, le poulailler... bref pour les animaux domestiques.
  • Le cabanat: abri pour les animaux malades.
  • L'enclos ou "parrec": parc à bétail.
  • La margue: couloir de traite.
  • L'abri sous roche: poste de surveillance.

 

Orris

La montagne pâturée est un milieu riche d'espèces animales variées. Les étangs sont peuplés de truite fario. Mais on peut aussi y trouver des euproctes (sorte de salamndre que l'on peut trouver dans les rivières souterraines comme celle de Siech) espèce endémique des Pyrénées. Le lézard d'Aurélio peut également se trouver dans la haute vallée du Soulcem mais également dans la vallée d'Aston.

 

Jean-Pierre      

La via ferrata

Un peu d'histoire...

La première via ferrata est installée en Autriche en 1843 sur la voie normale du Hocher Daschein. Une deuxième est ensuite installée en 1869 sur l'arête qui relie les deux sommets faciles du Grossglockner qui est le point culminant autrichien (3798 m).

   

                  Histoire via ferrata dolomite 1914 italie copier            Histoire via ferrata dolomite guards copier 2

 

D'origine militaire, c'est dans le massif des Dolomites, que sont apparues les premières vias italiennes en 1914. Ce sont donc des militaires italiens qui ont installé de grands câbles et des échelles sur les parois vertigineuses du massif. Ces équipements avaient pour but de faciliter les déplacements des troupes alpines et des armes en tout genre (même des canons!). Au fil des décennies, devenues militairement inutiles, elles connaissent alors un essor auprès des touristes. Elles sont entretenues par les communes et constituent une source non négligeable de notoriété et de revenus pour la région de Vénétie.

 

               20200308 131513 compress9 copier 1   20200308 131504 compress79 copier   Img 20200308 132138 copier 1

   

Elles arrivent en France à la fin des années 1980, 1989 pour être exact, dans les Hautes Alpes.

 

                            20200308 133348 compress78 copier     20200308 133416 compress56 copier     20200308 133610 compress9 copier  

 

Dans les années 1990, le phénomène prend de l'ampleur pour attirer la clientèle sportive ou familiale en montagne, l'été. Les parcours n'ont alors plus rien à voir avec les premiers parcours mis en place.

 

 Img 20200308 135144 copier Img 20200308 135224 copier Img 20200308 135152 copier

 

Dans les années 2000, on assiste à une débauche de ferraille sur les parois. Un matériel dédié est même conçu pour accroitre la sécurité des pratiquants: c'est l'avènement des mousquetons et longes "Salewa" qui permettent la réduction de la force choc lors d'une chute. Les accidents mortels se raréfient. Des sociétés spécialisées dans la mise en place de parcours "via" voient le jour. En France et en Suisse le leader reste la société "Prisme".

 

                         Img 20200308 133513 copier   Img 20200308 135131 copier

 

Les années 2010 voient la création de parcours de plus en plus complexes et ingénieux. Ailleurs se développent des parcours allégés en ferraille privilégiant le contact avec le rocher. Les budgets alloués à la mise en place de parcours deviennent de plus en plus conséquents. Au Canada, la débauche de moyens amènent à des tarifs d'accès souvent exagérés.

Le matériel individuel suit aussi ces évolutions en terme de confort, de sécurité et de poids. Les mousquetons deviennent plus ergonomiques et faciles à manipuler pour toutes les tailles de mains. Avec l'avènement des réseaux sociaux et des caméras de taille réduite, la via ferrata se partage.

 

                                Img 20200308 141301 copier       Img 20200308 142038 copier      Img 20200308 142350 copier

 

Pour les années 2020, deux types de pratique se dégagent: la via privilégiant le contact avec le "caillou" et la via "sensation" offrant une débauche de ponts de singe, de passerelles et autre tyroliennes justifiant un accès payant...

 

                       Img 20200308 143702 copier       Img 20200308 145028 copier

 

Un espoir à formuler toutefois : que ce terrain d'aventure reste ouvert à tous et gratuit dans le cadre d'une pratique sécuritaire et responsable.

 

Jean-Pierre

 

 

La chapelle Sainte Croix

La chapelle Sainte Croix a été construite au XVIII ième siècle à proximité immédiate des ruines du château d'Alzen. Depuis son promontoire nous pouvons apercevoir, au Nord, la plaine, tout le piémont du Séronais ainsi qu'une partie du massif du Plantaurel. Elle domine le village d'Alzen situé au Sud. Elle est dominée coté Ouest par une croix qui marque l'ancien emplacement d'une tour, dernier vestige du château. Au pied de la chapelle, nous retrouvons les ruines du logis ségneurial.

 

        Img 20200222 113316 copier         Img 20200222 110047 copier         Img 20200222 112746 copier

 

Sur la façade, coté Sud on peut apercevoir, pour peu que l'on s'en donne le temps, une pierre gravée de fleurs de Lys, symbole de la royauté. On peut également remarquer qu'aucune cloche n'est abritée par le clocher "peigne" qui reste bien vide. Une légende raconte que le sonneur (le cardaïre) fit un jour retentir la cloche "Margarita" avec une telle vivacité que celle-ci fit s'éloigner de gros nuages chargés de grêle qui auraient détruit, à coup sûr, le village d'Alzen.

 

       Img 20200222 113255 copier      Img 20200222 112554 copier      La chapelle d'Alzen

 

La chapelle est constituée d'une nef unique à chevet plat. C'est l'extrémité de l'église, vue par un observateur placé dans l'axe longitudinal, en direction de l'autel. Le chevet correspond à la partie de la croix sur laquelle, le Christ crucifié posa sa tête.

Le chevet plat, fréquent à l'époque pré-romane, subsiste à l'époque romane, entre autres, dans les églises de dimension modeste, car la construction d'édifices à nef unique et chevet plat est d'un coût moindre.

On notera la présence d'un oratoire sur le coté gauche de la nef.

 

 Img 20200222 112902 copier  Img 20200222 113037 copier  Img 20200222 112912 copier

 

La chapelle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1995.

Retour article "rando"

 

Jean-Pierre

 

 

 

 

 

La retenue de Mondély

Créé en 1980, le lac de Mondély s'étend sur une cinquantaine d'hectares. Il est situé sur trois communes: La Bastide de sérou au Sud, Gabre au Nord-Ouest et Aigues Juntes au Nord-Est. Ce plan d'eau artificiel sert à l'irrigation des cultures situées le long des 55 km de la vallée de la Lèze mais aussi de la Garonne.

 

Ortho mondely

 

Les 4 millions de mètres cubes d'eau qu'il contient, sont retenus par un barrage en terre compactée de 24 mètres de haut et de 107 mètres de longueur. Les talus ont été  renforcés par des enrochements. Ils présentent en amont comme en aval, à mi-hauteur, des risbermes (replas ou ruptures de pentes) destinées à stabiliser les matériaux des talus.

 

    Img 20200119 163832 copier    Img 20200119 163625 copier    Img 20200119 163716 copier

   

Son remplissage est assuré par un bassin versant d'environ 14 km². De nombreux ruisseaux l'alimentent.

Cette étendue d'eau constitue un biotope riche qui permet le développement d'une flore et d'une faune particulièrement diversifiées. La forêt alentour est composée d'essences naturelles (feuillus) mais aussi de boisements plantés (conifères), qui abritent une population animale autochtone variée (cerfs,chevreuils, sanglier, renards, blaireaux, sangliers...) . Les eaux du lac accueillent de nombreux oiseaux migrateurs qui séjournent ici de longs mois (colverts, cormorans, guignettes, hérons cendrés...). C'est aussi le lieu de prédilection des pêcheurs qui peuvent y trouver gardons, perches, carpes, tanches, brochets...

 

Img 20200119 153549 copier

 

Jean-Pierre    

Retour article rando 

Sources, fontaines et bassins

Avant 1895, l'alimentation en eau du village de Saint Amadou se faisait grâce à deux puits. Cela obligeait les lavandières du village à de longs trajets pour le lavage du linge, qui se faisait le long des ruisseaux intermittents ou sur les berges de l'Hers situées à environ 1.5 km du centre. L'irrigation des prairies et l'abreuvage des bêtes d'élevage obligeaient à de nombreux portages

La population de cette fin de siècle, les besoins en eau de l'agriculture augmentant et la piètre qualité de l'eau, incitèrent à la réalisation d'un nouveau réseau de distribution.

 

Le bassin fontaine sur la place principale du village

 

      Fontaine sur la place pricipale    

La vasque : ornée de 3 têtes de lion, cette vasque est directement coulée en fonte. L’utilisation de ce matériau couteux démontre l’implication du pouvoir municipal dans l’hygiène et la santé de ses administrés.

Le Putto: angelot nu et ailé dans les représentations artistiques. C'est notamment un terme de l'ornementation architecturale italienne qui désigne sur une façade, la statue d'un nourrisson joufflu et moqueur. Il s'agit presque toujours d'un garçon et parfois d'un ange. Il est signé de la Société Des Hauts Fourneaux et Fonderies de Brousseval en Haute Marne.

Le bassin circulaire: servait principalement à l'abreuvage du bétail.

La fontaine: située à proximité immédiate des habitations, elle servait aux ménagères accompagnées de leurs enfants. Elle constituait un lieu de rencontres et d'échanges.

Commentaires issus des panneaux explicatifs

 

 

Le projet prend corps, et une source est captée à proximité du hameau de PY, sur un talus alluvial situé dans un bois. C'est la "source de l'avocat". Le propriétaire du terrain s'en servait pour irriguer les prairies environnantes.

 

Le lavoir couvert au centre du village (route de la Bastide de Lordat)

 

                              Img 20200118 133728 copier 1       Img 20200118 133736 copier

 

Lavoirs et Lavandières

Les premiers lavoirs: ils apparurent au XVII ième siècle et se généralisèrent au XIX ième siècle. Ils avaient pour fonction de faciliter le travail des lavandières et valorisait l'image de la commune. Celui-ci fut conçu par Emile Sauret.

Lieux de femmes: les lavoirs étaient un lieu de rencontres et de convivialité entre lavandières. Elles y riaient, échangeaient des informations sur la vie du village, s'entraidaient et pouvaient parfois s'y disputer.

La lessive: les grands lavages (draps, torchons...) se faisaient en moyenne deux fois par an. Le linge était préparé à la maison et ensuite apporté au lavoir. L'apparition du savon de Marseille et des cristaux de soude est venu bousculer quelque peu cette organisation.

La fin des lavoirs: l'avènement de la machine à laver, dans les années 60, mit un terme progressif à l'utilisation des lavoirs. Apportant automatisme, confort et simplicité, elle sonna le glas de ce moment privilégié, complice et uniquement féminin.

Ce lavoir fut utilisé jusque dans les années 80. Quatre lessives pouvaient y être effectuées simultanément.Cet ouvrage pouvait accueillir une douzaine de personnes.

Commentaires issus des panneaux explicatifs

 

Les travaux, dirigés par un architecte de Foix, Emile Sauret, et réalisés par un entrepreneur local, Célestin Séguy, s'achèvent en 1899.

Le réseau ainsi réalisé se constitue d'une conduite principale en fonte, d'environ 2 km, qui alimente un réservoir. Ce réservoir alimente à son tour, une conduite secondaire qui ceinture le village. Elle est équipée de cinq points de distribution: au lieu dit le château (borne fontaine), sur la place du village (borne fontaine), aux angles sud-est (abreuvoir) et nord-est (borne fontaine) du village et enfin, un abreuvoir existant (robinet).

 

Le Réservoir

 

Img 20200118 135413 copier

 

Suite aux épidémies de typhoïde de cette fin XIX ième, la municipalité prit la décision de capter la source de "l'avocat" située à quelques hectomètres du hameau de Py. L'eau, amenée de ce captage, était stockée et redistribuée en différents points du village.

Ce réservoir fonctionna jusqu'en 1983, date à laquelle le village fut raccordé au réseau d'eau régional.

L'esthétisme républicain: l'architecte Emile Sauret fut mandaté pour construire ce réservoir. Il s'agit d'allier fonctionnalité et esthétisme... La frise, aux motifs cruciformes, anime les façades et souligne la petite porte.

Le toit: recouvert de terre, il sert de protection thermique. Il préserve la fraicheur de l'eau et évite le développement des bactéries.

L'emplacement: positionné à cet endroit, à la cote 280, il permet une alimentation avec une pression suffisante, des fontaines, bassins et lavoir du village, situés légèrement en contrebas.

Commentaires issus des panneaux explicatifs

 

De ces ouvrages subsistent un réservoir, une fontaine et son bassin, un lavoir couvert et deux abreuvoirs.

Cette réalisation a permis une amélioration des conditions de vie (lavage du linge, abreuvage des troupeaux...) mais également une distribution plus pérenne, plus qualitative et surtout plus accessible de l'eau.

Emile Sauret est à l'origine de plusieurs ouvrages de ce type dans la région et notamment dans les villages des Pujols et de la Bastide de Lordat.

Retour article rando

 

Jean-Pierre       

Les dolmens

Le terme "dolmen" serait issu de la langue bretonne et signifierait table de pierre.

Les dolmens sont des édifices mégalithiques. Ces constructions sont constituées de pierres verticales appelées orthostates, sur lesquelles repose une pierre horizontale appelée dalle. Ils sont généralement interprétés comme étant des monuments funéraires collectifs. On y a, en effet, découvert des restes humains issus d'individus différents.

Concernant les trois dolmens vus au cours de notre randonnée, ceux-ci font partie de la quinzaine d'édifices répertoriés en Ariège et sont parmi les mieux conservés. De nombreuses fouilles ont été entreprises et des ossements mis à jour. Leur étude a permis de les dater de l'âge du bronze (-3000 à - 1200 avant JC) et plus précisément de -1700 avant JC. Certains de ses ossements sont visibles au musée de la préhistoire du Mas d'Azil.

La question qui se pose en voyant ce type de construction est, quelle est la technique mise en oeuvre pour les édifier... Se dégage une hypothèse qui semble faire l'unanimité auprès des spécialistes:

  Dolmen1   Dans un premier temps sont édifiées les pierres verticales ou orthostates

Un tumulus est réalisé avec les matériaux environnants.   Dolmen2

Dolmen3La dalle est ensuite trainée sur des rondins de bois constituant ainsi le couvercle de la chambre funéraire.

Au fil du temps, les tumulus constitués par des matériaux meubles ont fini par disparaitre pour ne laisser que le sol originel.

Pour en savoir plus: https://www.lieux-insolites.fr/index.htm

Jean-Pierre        

Mine de bauxite

La bauxite est un minerai servant à la fabrication de l'aluminium. C'est une roche latéritique en général de couleur rouge, à forte de teneur en oxyde fer et en alumine. Son nom tire son orignine des Baux de Provence ou elle fut découverte par Pierre Berthier, minéralogiste, en 1821.

Les principales mines de bauxite se situent hors de l'europe, principalement en Amérique Centrale (Jamaïque, Guyane, Surinam...) , en Afrique (pourtour du Golfe de Guinée) et en Asie et Océanie (Indonésie, Inde, Australie...).

Des sites de fabrication d'aluminium existent en France. Nous en connaissons tous au moins un, celui de Tarascon. Mais d'autres existent. Pour les plus connus, Gardanne, Saint Jean de Maurienne, Dunkerque...

 

                        Img 20190302 083232 copier                       Img 20190302 083211 copier

 

La mine de Péreille est située à proximité du hameau de Coumescure. Au début du XXième siècle, elle constituait avec l'agriculture, la principale activité économique du secteur. Dans les années 60 on y extrayait 1000 tonnes de minerai par an pour environ 250 tonnes d'aluminium produites.

Le maire de Péreille fut le directeur de la mine avant que celle-ci ne soit cédée à Péchiney.

 

                         Img 20190302 083250 copier                       Img 20190302 083239 copier

De la bauxite à l'aluminium

La bauxite, minerai qui contient principalement de l'alumine est d'abord pulvérisée puis mélangée dans des autoclaves à une solution de soude qui permet de dissoudre     l'alumine, tandis que les impuretés demeurées à l'état solide sont éliminées par lavage et filtration. On peut se demander où?

La solution restante est refroidie et son pH est diminué. On constate alors l'apparition d'un précipité d'alumine tri-hydratée.

Ce précipité est porté à environ 1000°C dans des fours. Il reste alors de l'alumine pure, sous forme de poudre blanche.

 

Csm schema rio tinto alcan 5f99ad28d0

Schéma tiré du site "histalu.org"

 

Pour en savoir plus sur l'aluminium.

Jean-Pierre       

 

Le vautour percnoptère

Le vautour percnoptère est un petit vautour dont les couleurs dominantes sont le noir et le blanc à l'âge adulte. Ses ailes sont blanches sauf l'extrémité noire. Queue blanche en forme de coin. Il est migrateur: il quitte en février la Mauritanie pour rejoindre les gorges de Péreille au bout d'un mois. Il va alors établir son nid, et se reproduire. La ponte intervient au mois d'avril, mai. Il s'occupera de ses oisillons jusqu'à la fin de l'été, moment où ils prendront leur envol. Quelques jours après, c'est le départ en sens inverse.

      Vautour percnoptere dibu 1p 150 h              Vautour percnoptere jcja 2p 150 h                  Vautour percnoptere doma 5p 150 h

Son habitat

Il est très varié. Le vautour percnoptère niche dans les falaises, il cherche sa nourriture dans la campagne cultivée environnante, au bord des étangs, ou sur les dépôts d'ordure, et même au bord des routes ou en bordure des villes. Sur un cadavre, il laissera les corvidés consommer les parties tendres avant de les éjecter, pour ensuite ouvrir le ventre de l'animal et en consommer les viscères.

Son alimentation

Il n'est pas exclusivement charognard. Il se nourrit certes, principalement de cadavres et de déchets, mais il complète son alimentation par des insectes, des petits reptiles, des grenouilles, des jeunes oiseaux, des oeufs et des fruits très mûrs voire pourrissants. Il sait faire preuve d'ingéniosité : en Afrique Orientale, il casse des oeufs d'autruche en projetant des pierres qu'il a coincées entre ses mandibules.

 

                     101 0351 copier                                             101 0352 copier

 

La nidification

Le nid du vautour percnoptère est une petite grotte ou une grande cavité dans la paroi d'une falaise. Il se trouve à une altitude moyenne de 1000 mètres,
Le nid est une construction sommaire de branches sèches et de morceaux de bois, mélangés à des débris. Il est tapissé de laine de mouton. C'est un véritable dépôt d'ordures malodorant.

La reproduction
La femelle dépose en général 2 oeufs blancs souvent tachetés de brun. L'incubation commence au premier œuf pondu, et les deux parents se relaient pendant 42 jours. A la naissance, les poussins sont couverts de duvet très blanc et sont de taille très distincte. Il n'est pas rare que le plus jeune meurt rapidement.
Les deux parents, mais surtout la femelle, couvent les jeunes plusieurs fois par jour. Ils sont nourris avec des morceaux de viande arrachés aux proies apportées au nid. Ils s'envolent à l'âge de 70 à 90 jours.

 

              Vautour percnoptere jabo 14p 179 w                        Vautour percnoptere stme 5p 166 w

 

Textes et photos (sauf deux), massivement issus du site: http://www.oiseaux.net/oiseaux/vautour.percnoptere.html

Jean-Pierre       

 

Le Massif de Tabe

Situation géographique

Le massif de Tabe est situé au Nord de l'axe de la haute chaîne pyrénéenne. De part cette situation géographique, il constitue un chaînon isolé. Il est délimité au Nord par le massif calcaire du Plantaurel ( Roquefixade, Montségur, Péreille...) qui constitue le Piedmont pyrénéen et au Sud-Ouest par les calcaires de Ussat et Sinsat.

 

Situation

Il est constitué de plusieurs sommets répartis sur un arc orienté d'Est en Nord-Ouest. Ce sont, le Pic du Soularac (2368m), le Pic de Saint Barthélémy (2348 m), le Pic de Salinat (2115 m), le Pic du Han (2074 m) et le Mont Fourcat (2001 m).

Carte copie

 

Géologie

Le massif de Tabe est un des derniers vestiges de la chaine Hercynienne. Ces montagnes se sont constituées au paléozoïque (ère primaire), il y a 300 millions d'année (MA). Le temps a fait son oeuvre durant 250 MA en érodant ces sommets. Au début du mézosoïque (ère secondaire), il y a 50 MA, la plaque ibérique est entrée en collision avec la plaque européenne créant ainsi les Pyrénées, plissant les calcaires qui constituent aujourd'hui le Piedmont (Gorges de Péreille) et redonnant un peu de hauteur à ce massif existant.

Il est essentiellement constitué de terrains cristallins et plus particulièrement de gneiss stratifiés dont le pendage est orienté au Nord. La partie sommitale est granitique et contient des roches magmatiques (pegmatites) ayant une composition granitique.

 

Pano 20180624 085225 copier 1

 

Au Nord  du massif et à une altitude plus basse, on retrouve des terrains schisteux contenant des oxydes de fer. Les schistes sont des roches sédimentaires ayant été métamorphisées par de fortes pressions et de la chaleur.

La curiosité géologique du massif reste le gisement de talc situé à l'Est du Pic de Soularac vers 1650 m d'altitude.

 

640px france luzenac carriere talc

Les étangs disséminés sur tous les alentours du massif (étang d'Appy, étang des Truites, étang du Diable, étang Tort...) attestent d'une présence glaciaire. Les formes arrondies et les cirques (Nord Est du Fourcat - Mont D'Olmes) corroborent cette hypothèse.

 

Une vue panoramique

Le massif de Tabe constitue un véritable promontoire offrant une vue à 360°. En effet, les massif calcaires environnants ne dépassant pas les 1100 m , la vue depuis ses sommets y est "imprenable". Le panorama offert, s'étale de la plaine ariègeoise au Nord en passant par le Couserans à l'Ouest, le Montcalm au sud et le Canigou à l'Est.

Pano 20180624 082726 copier 1

 

Jean-Pierre     

La vache Gasconne

 

La vache Gasconne n' a rien à voir avec la vache Mambo...  

 

Cette race a été constituée au XIX ième à partir d'une race mixte (travail et viande). Elle appartient au rameau "grise des steppes" arrivé avec les wisigoths à la chute de l'empire romain.

Elle est localisée dans les Pyrénées et de manière plus générale en Occitanie. Sa robe, comme le montre la photo, est plutôt grise argentée mais peut être brune après croisement. Ses extrémités sont noires (cornes, museau, oreilles...) Ses cornes sont en forme de lyre ce qui permettait, il y a quelques décennies, le passage d'un joug.

Img 20181013 122026 copier

Elle est à vocation bouchère et est élevée majoritairement en estive. Elle est rustique et particulièrement adaptée à la vie en montagne et à une nourriture pauvre. Sa morphologie lui permet des vêlages faciles.

Pour en savoir plus:  http://www.gasconne.com/g/index.php

Jean-Pierre         

Auscultation topométrique

C'est vrai, aujourd'hui, lors de la reco, y'avait du soleil... Mais pas d'insolation! J'étais en VTT, mais pas de chute sur la tête! C'est donc sain de corps et d'esprit que j'ai écrit ce titre: auscultation topométrique.

Mais qu'est-ce ça vient faire ici?

Ben c'est à cause de tout ça: 

                                                                                                                                       

Point de StationImg 20180511 101544 copierImg 20180511 101556 copier

 

Ces éléments servent à contrôler les "mouvements" de cette digue. L'auscultation topométrique sert donc à réaliser des comparaisons de l'évolution du site par rapport à des mesures précédentes ou à des mesures d'origine.

Comment sont effectués ces contrôles?

En installant un tachéomètre (appareil qui mesure des angles horizontaux et verticaux ainsi que des distances) sur le plot de l'image de gauche et en visant la cible qui se trouve sur les images du centre et de droite. En connaissant les coordonnées du point de station et en visant un point fixe servant de référence, on est ainsi en mesure avec ces informations de calculer les coordonnées de la cible et de pouvoir les comparer avec des mesures antérieures ou d'origine.

Il est évident qu'une seule mesure ne suffit pas et que la réitération reste un gage de précision de la détermination et de la fiabilité statistique de l'étude qui en découle.

Thacheometre copier         Tacheometre   Tachéomètre TRIMBLE NEW M3

Jean-Pierre MOURIES

La mine de talc de Montferrier ou mine de Fangas

La mine de Fangas est un site d'extraction du talc à ciel ouvert situé sur la commune de Montferrier à 1650 m d'altitude.

Le talc est un minéral qui combine silice et magnésium. C'est donc un silicate de magnésium pouvant contenir d'autres minéraux tels que le fer, le calcium, le sodium... Il est utilisé pour ses propriétés absorbantes et pour sa texture veloutée une fois réduit en poudre. Il est utilisé dans l'industrie pharmaceutique, en cosmétique, dans la fabrication industrielle de certains produits (papier, peinture, caoutchouc, chauffe-eau, céramique...) et en chirurgie.

L'exploitation du talc a débuté en 1896 sur ce site, à ciel ouvert. Cette exploitation, essentiellement estivale, a été réalisée sur deux tranchées de part et d'autre du col de Porteille, l'une au Nord, versant Montferrier, et l'autre au Sud, versant de La Réboule (Montségur).

Situation mine de talc

 

Le minerai était acheminé par téléphérique et traité par broyage à Montferrier.

 

                                    talc Monferrier      Images "internet"        usine talc Montferrier

 

Sur le site d'extraction, toute une infrastructure industrielle est encore visible: bâtiments d'exploitation, restes de machine à vapeur, chariots de transport du minerai...

 

                    chariots                         Img 20180624 103851 copier                       Dsc5636 copier

 

A la suite d'accidents (rupture du téléphérique, éboulements réccurents...), la Société Minière de Montferrier décide de mettre fin à l'exploitation. C'est en 1968 que les droits  sont cédés à la société "Talc de Luzenac". 100 000 tonnes de minerai ont été extraites de la montagne qui continue d'évoluer.

 

Img 20180624 103950 copier

 

En 2002, un éboulement a englouti une partie des ruines de l'exploitation et a atteint le GR passant à proximité. La société "Talc de Luzenac" a sécurisé le site (clôture, digue à rochers...), a modifié le tracé du GR et a mis en oeuvre une surveillance des falaises pour en évaluer la stabilité.

Jean-Pierre